Entre femmes, il faut se serrer les coudes. Qui mieux qu'une femme peut nous comprendre, nous, les femmes ?
Alors, pour une fois, que nous pouvons espérer avoir une Présidente de la République, nous n'allons pas laisser passer l'occasion : Ségolène ROYAL, Présidente de la République.
Dans les ménages, les conversations vont bon train et les Hommes, écoutez-les ;
le vôtre, vous dit-il, sur l'oreiller, qu'il votera - Ségolène ?
Parce que, entre copains, le discours est différent, ils deviennent machos et ils sont là à se dire, que cette fois-ci, ils ne savent plus pour qui voter. On dirait bien que leur amour propre en prend un coup ; ce qui n'est pas pour nous déplaire, n'est-ce pas, pour une fois que nous avons beau jeu.
Je voterai Ségolène parce que c'est une Femme et peu m'importe le parti ou les discours.
Que peut-il nous arriver de pire après tout ce que nous avons vécu ? rien.
Les précédents gouvernements, (exit celui du moment, au passé avec les autres), nous ont promis tant de choses et donné si peu.
Je pense surtout à l'égalité au travail, (égalité du salaire bien sûr) cela fait des années qu'ils en parlent (eux, les hommes) et que rien n'a changé pour nous (les femmes) depuis trente ans.
Mais Le Ménage, on connaît ; et puis cela tombe bien, le printemps est le temps du Grand Ménage.
Alors faisons le ménage, et toutes ensemble, le même jour, pour une fois peut-être dans notre vie, balayons de bon coeur.
Et si votre homme vous demande de voter pour tel ou tel autre, sachez qu'il est des promesses qu'on ne peut tenir, la liberté des femmes a commencé par l'isoloir (droit de vote d'avril 1944) et par l'isoloir, elle continuera.
Alors dans le secret des isoloirs (puisque nous avons perdu celui des alcôves), nous voterons pour : Ségolène.
Ce petit mensonge, (s'il le faut), sera votre jardin secret , (s'il faut en avoir un).
Pas de quoi fouettez un chat, comme on dit.
Toutes ensemble, en mars prochain, dans le secret des isoloirs : FAISONS LE GRAND MENAGE.
A SEGOLENE, nous dirons : "Bravo, Madame La Présidente".
par Aber Benniget
publié dans :
Humeurs
Au temps jadis, j'étais de noble matière
En marbre, grès, zinc ou en pierre
Dans les châteaux ou les chaumières
J'ornais près de la verrière
Ou décorais la misère.
Mais vous avez changé d'ère
On m'a donné de la couleur
Mais dans une autre matière
Vous avez perdu en valeur.
Alors, l'hiver, je craquelle
Au-dessus, j'entends dire : "nos racines gèlent"
Et l'été, j'ai trop chaud, je pèle
Et j'entends dire : "nos racines n'ont pas la vie belle".
De grâce, honnissez le plastique
Rentrez-moi l'hiver sous abri rustique
Mettez-moi l'été sous une ombrière
Pour tout vous dire, je ne suis bien qu'en noble matière.
Je ne suis personne
Je suis la jardinière.
(pardon pour le jeu de mot dans le titre, il faut lire EGLOGUE)
par Anne
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Humeurs








