Les choucas :
Les oiseaux aux yeux d'argent ont pris possession de mon coeur, ainsi parle Konrad Lorenz.
Il est toujours très difficile de trouver une documentation sur un élevage particulier surtout quand il s'agit d'une espèce sauvage.
Je me suis donc plongée dans l'ouvrage que je possèdais : "Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons" de Konrad Lorenz.
Nous savons que l'auteur vouait un attachement particulier aux choucas et aux oies cendrées mais je crois que peu de gens en comprennent véritablement tout le sens ; et cela surtout parce qu'ils ne connaissent pas ces oiseaux. Souvent d'ailleurs, j'entends dire "un corbeau", ou "une corneille" ; ces trois espèces sont donc fréquemment prises l'une pour l'autre. On ne peut donc pas aimer quelque chose que l'on ne connait pas, alors de là à comprendre, c'est impossible.
"Les oiseaux aux yeux d'argent ont pris possession de mon coeur... et comme il en va souvent des grandes amours de notre vie, je ne me doutais de rien le jour où je fis la connaissance de mon premier choucas", écrit Konrad Lorenz.
C'est exactement ce que je ressens et cette phrase de Konrad Lorenz est également mienne aujourd'hui.
Pour l'instant, Chouk est encore un bébé et dort beaucoup.
Pendant tout le mois de juin, les journées vont se ressembler. Durant la matinée, entre les becquées, il reste assoupi sur mon épaule comme ferait un bébé oiseau contre sa mère dans le nid. Je n'ai rien changer à mes habitudes, l'oiseau somnole, tranquille, bercé par mon va-et-vient.
Puis, vers midi, il sort de sa léthargie et va faire quelques pas, il se promène dans la maison, furète un peu partout. Il fait connaissance avec son environnement, mais il se fatigue vite.
Après le repas, il choisit de passer les après-midi dans la volière. Et parfois, il rêve.
De petits cris très doux, un peu plaintifs se font entendre parfois.

La chatte, Hermine, a l'oeil mauvais. Elle a du mal à supporter que l'oiseau est pris autant de place dans la maison.
En fait, elle se dit que Chouk a pris "sa" place auprès de "sa" maîtresse, et cela, elle me le fait comprendre.
Alors je lui demande de patienter un peu, la chatte m'écoute, attentive mais repart toujours très mécontente.
Le plus drôle est que la plus petite bête de la maison est devenue le chef de meute en seulement deux semaines.
Hermine a reçu un seul coup de bec avec Chouk, elle avait certainement essayé de le croquer à un moment où j'avais relâché ma surveillance. Et depuis quand elle voit Chouk, elle change de trottoir, si je puis dire.
Kénavo, à très bientôt pour un Chouk adolescent.
Les oiseaux aux yeux d'argent ont pris possession de mon coeur, ainsi parle Konrad Lorenz.
Il est toujours très difficile de trouver une documentation sur un élevage particulier surtout quand il s'agit d'une espèce sauvage.
Je me suis donc plongée dans l'ouvrage que je possèdais : "Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons" de Konrad Lorenz.
Nous savons que l'auteur vouait un attachement particulier aux choucas et aux oies cendrées mais je crois que peu de gens en comprennent véritablement tout le sens ; et cela surtout parce qu'ils ne connaissent pas ces oiseaux. Souvent d'ailleurs, j'entends dire "un corbeau", ou "une corneille" ; ces trois espèces sont donc fréquemment prises l'une pour l'autre. On ne peut donc pas aimer quelque chose que l'on ne connait pas, alors de là à comprendre, c'est impossible.
"Les oiseaux aux yeux d'argent ont pris possession de mon coeur... et comme il en va souvent des grandes amours de notre vie, je ne me doutais de rien le jour où je fis la connaissance de mon premier choucas", écrit Konrad Lorenz.
C'est exactement ce que je ressens et cette phrase de Konrad Lorenz est également mienne aujourd'hui.
Pour l'instant, Chouk est encore un bébé et dort beaucoup.Pendant tout le mois de juin, les journées vont se ressembler. Durant la matinée, entre les becquées, il reste assoupi sur mon épaule comme ferait un bébé oiseau contre sa mère dans le nid. Je n'ai rien changer à mes habitudes, l'oiseau somnole, tranquille, bercé par mon va-et-vient.
Puis, vers midi, il sort de sa léthargie et va faire quelques pas, il se promène dans la maison, furète un peu partout. Il fait connaissance avec son environnement, mais il se fatigue vite.
Après le repas, il choisit de passer les après-midi dans la volière. Et parfois, il rêve.
De petits cris très doux, un peu plaintifs se font entendre parfois.

La chatte, Hermine, a l'oeil mauvais. Elle a du mal à supporter que l'oiseau est pris autant de place dans la maison.
En fait, elle se dit que Chouk a pris "sa" place auprès de "sa" maîtresse, et cela, elle me le fait comprendre.
Alors je lui demande de patienter un peu, la chatte m'écoute, attentive mais repart toujours très mécontente.
Le plus drôle est que la plus petite bête de la maison est devenue le chef de meute en seulement deux semaines.
Hermine a reçu un seul coup de bec avec Chouk, elle avait certainement essayé de le croquer à un moment où j'avais relâché ma surveillance. Et depuis quand elle voit Chouk, elle change de trottoir, si je puis dire.
Kénavo, à très bientôt pour un Chouk adolescent.
par Aber Benniget
publié dans :
CHOUCAS
C'est l'histoire d'un choucas que nous avons appelé Chouk.
Arrivée de bébé CHOUK, 1 mois :
Arrivée de bébé CHOUK, 1 mois :
Bébé Chouk est revenu à la vie. Maintenant qu'il a retrouvé "une maman" qui s'occupe de lui, lui donne à manger, tout va pour le mieux.
Toutes les heures environ, Jérôme lui donne la becquée, de "bouche à bec" mais aussi, une fois sur deux, avec le doigt, il pousse la nourriture tout en frottant la base du petit bec.
Un peu surpris la première fois, l'oiseau a accepté cette nouvelle façon de faire ; son appêtit est excellent et les mixtures sont délicieuses (mélange de jaune d'oeuf, viande hachée et brioche). "Sans doute, se dit-il, mieux vaut ne pas faire le difficile".
La prochaine étape est de le nourrir avec des aliments plus dur, genre petites croquettes pour petits animaux ; mais aussi de lui acheter une cage pour passer la nuit.
Car Chouk s'est mis en tête de dormir près de "sa maman".
Et là, problème, vous comprenez.
Comme un oiseau fait ses crottes à tous instants, après une première nuit sur la couette, les draps ne sont pas beaux à voir.

Donc, une cage s'impose pour passer la nuit.
Jérôme a un autre souci. Ses congés se terminent et l'oiseau serait seul dans la journée ; ce qui, pour l'instant, est impensable car il faut le nourrir régulièrement.
A mon avis, il ne s'est pas posé la question très longtemps. Je n'avais pas encore vu Chouk et un beau matin de début juin, qui vois-je arriver :
mon fils, tout sourire, l'oiseau perché sur l'épaule.
Très rapidement et le tout en même temps, il me dit que l'oiseau serait mieux ici, que la campagne lui conviendra mieux que la ville, qu'il reprend le boulot et que l'oiseau ne peut pas rester seul, qu'il faut s'en occuper tout le temps.
"Bref, me dit-il, tu n'as pas le choix".
(Je ne savais pas encore que durant les prochains mois, tout notre emploi du temps serait réglé en fonction des besoins de l'oiseau et cela : pour notre plus grand plaisir).
L'oiseau a des yeux d'un bleu, mais d'un bleu splendide.
(le beau bleu restera jusqu'au 2 mois de l'oiseau).
Première chose à faire : mettre l'oiseau à l'abri des chattes et du chien de la maison.
La grande cage de Colombine sera parfaite pour Chouk.
Colombine, notre vieille colombe blanche (née en 1994), passe ses étés dans la grande volière du jardin et l'hiver, bien au chaud, dans la volière du salon. Dès le mois de mai, en même temps que sortent les pélargoniums, nous envoyons Colombine dans sa résidence d'été, la volière du jardin. Elle réintègre la volière du salon vers la fin octobre, dès que la température baisse. La dernière fois qu'elle a passé l'hiver dehors, nous avons eu très peur, elle faisait pitié à voir, plus une seule plume ; on aurait dit une volaille plumée prête à être rotie.
Le dépaysement n'a pas l'air d'avoir trop affecté Chouk. Des petits cris plaintifs, très doux, se font entendre de temps en temps mais une petite becquée le calme très vite et hop re dodo.
Mais il y en a une qui n'est pas du tout d'accord. L'arrivée d'un nouveau dans la maison ne lui plaît pas du tout.
Et elle le fait savoir. Hermine, chatte croisée Sacré de Birmanie et Européen écaille de tortue, tourne et retourne autour de la cage.
Elle va et vient sans cesse et décide d'attendre le moment propice pour se faire cet oiseau là.
Elle va camper trois jours près de la cage.

Hermine, sérial-killer : une patte de fer dans un gant de velours.
Prochain épisode : Chouk, un amour de choucas.
par Aber Benniget
publié dans :
CHOUCAS
LE SAUVETAGE de Chouk, choucas chez les oiseaux.
Première semaine :
Un matin de printemps, Jérôme roule sur la nationale. Il stoppe assez brutalement car un oiseau gît au beau milieu de la route, vivant à première vue, mais mal en point.
Comme toujours, sa passion pour les oiseaux l'emporte, il recueille l'oiseau dans ses mains. La tête dodeline, "il va mourir" se dit-il.
Jérômel rentre chez lui et essaie de lui donner à boire, de force.
L'oiseau réagit, puis ouvre les yeux qui sont d'un bleu magnifique, "donc, se dit-il, il n'a que quelques semaines, deux, peut-être trois semaines, pas plus".
Premières vérifications à faire : l'ausculter, le peser, le mesurer ; bilan : 2 semaines et rien de cassé ; il meurt de faim tout simplement.
L'oiseau est un bébé choucas tombé du nid, il ne sait pas encore voler. Comment s'est-il retrouvé au milieu de la route ? A mon avis, il y a du chat là-dessous. Mais nous ne le saurons jamais.
Profitant de ses congés, Jérôme décide qu'il fera son possible pour le sauver.
Cherchant un mets qui plaise à l'oiseau, Jérôme avise les brioches quotidiennes de son petit déjeuner.
Le bruit du paquet de brioche fait réagir le choucas.
Comme il faut d'urgence que l'oiseau reprenne vie, peu importe les aliments pourvu qu'il mange. Ce n'est pas le moment de se demander si cela est bon pour l'oiseau.
Jérôme lui donne une toute petite miette mais le bec refuse de s'ouvrir.
Peut-être qu'en machouillant avant de lui donner ?
Non, rien à faire, il ne veut pas prendre.
Une mixture plus liquide dans une pipette, peut-être ?
Non, nouveau refus, le bec ne veut rien prendre.
Alors, aux grands maux, les grands remèdes.
Jérôme remachouille une bouchée de brioche et tout en mâchouillant, colle sa bouche sur le côté du petit bec, frotte et le tapote très doucement avec les lèvres et : MIRACLE,
Chouk vient de tout avaler.
Pendant une semaine, Jérôme va le nourrir ainsi "de bouche à bec" avec toutes sortes de becquées de sa composition.
Tous les jours, Chouk est mesuré et pesé.
L'oiseau reprend des forces et commence à se déplacer, par petits sauts, laissant partout derrière lui des "splish", des "splash", des splosh".
Et oui, puisque ça rentre et que tout va bien, il faut aussi que ça ressorte pour que tout aille vraiment bien.
La résurrection est en bonne voie.
Et tant pis s'il y a un peu plus de ménage à faire.
(la suite de l'histoire de mon choucas, bientôt).
Un matin de printemps, Jérôme roule sur la nationale. Il stoppe assez brutalement car un oiseau gît au beau milieu de la route, vivant à première vue, mais mal en point.
Comme toujours, sa passion pour les oiseaux l'emporte, il recueille l'oiseau dans ses mains. La tête dodeline, "il va mourir" se dit-il.
Jérômel rentre chez lui et essaie de lui donner à boire, de force.
L'oiseau réagit, puis ouvre les yeux qui sont d'un bleu magnifique, "donc, se dit-il, il n'a que quelques semaines, deux, peut-être trois semaines, pas plus".
Premières vérifications à faire : l'ausculter, le peser, le mesurer ; bilan : 2 semaines et rien de cassé ; il meurt de faim tout simplement.
L'oiseau est un bébé choucas tombé du nid, il ne sait pas encore voler. Comment s'est-il retrouvé au milieu de la route ? A mon avis, il y a du chat là-dessous. Mais nous ne le saurons jamais.
Profitant de ses congés, Jérôme décide qu'il fera son possible pour le sauver.
Cherchant un mets qui plaise à l'oiseau, Jérôme avise les brioches quotidiennes de son petit déjeuner.
Le bruit du paquet de brioche fait réagir le choucas.Comme il faut d'urgence que l'oiseau reprenne vie, peu importe les aliments pourvu qu'il mange. Ce n'est pas le moment de se demander si cela est bon pour l'oiseau.
Jérôme lui donne une toute petite miette mais le bec refuse de s'ouvrir.
Peut-être qu'en machouillant avant de lui donner ?
Non, rien à faire, il ne veut pas prendre.
Une mixture plus liquide dans une pipette, peut-être ?
Non, nouveau refus, le bec ne veut rien prendre.
Alors, aux grands maux, les grands remèdes.
Jérôme remachouille une bouchée de brioche et tout en mâchouillant, colle sa bouche sur le côté du petit bec, frotte et le tapote très doucement avec les lèvres et : MIRACLE,
Chouk vient de tout avaler.
Pendant une semaine, Jérôme va le nourrir ainsi "de bouche à bec" avec toutes sortes de becquées de sa composition.
Tous les jours, Chouk est mesuré et pesé.
L'oiseau reprend des forces et commence à se déplacer, par petits sauts, laissant partout derrière lui des "splish", des "splash", des splosh".
Et oui, puisque ça rentre et que tout va bien, il faut aussi que ça ressorte pour que tout aille vraiment bien.
La résurrection est en bonne voie.
Et tant pis s'il y a un peu plus de ménage à faire.
(la suite de l'histoire de mon choucas, bientôt).
par Aber Benniget
publié dans :
CHOUCAS








