Quand vos printemps ressemblent à l'hiver
que vos étés ne viennent plus
Quand le soleil est votre pire ennemi
que même l'eau pure vous empoisonne
Quand ils décomptent vos jours
que vous comptez les heures
Quand l'hôpital devient maison
que son lit est une prison
Quand vos enfants vous réclament
que vos amis depuis ont fui
Quand trop de souffrance appelle à mourir
que tous les plaisirs sont oubliés
Quand il faut dire "Adieu" et non "A demain"
car en pleine jeunesse, votre vie s'en va
Il y a vingt deux ans de cela
Toi, tu es venue
que vos étés ne viennent plus
Quand le soleil est votre pire ennemi
que même l'eau pure vous empoisonne
Quand ils décomptent vos jours
que vous comptez les heures
Quand l'hôpital devient maison
que son lit est une prison
Quand vos enfants vous réclament
que vos amis depuis ont fui
Quand trop de souffrance appelle à mourir
que tous les plaisirs sont oubliés
Quand il faut dire "Adieu" et non "A demain"
car en pleine jeunesse, votre vie s'en va
Il y a vingt deux ans de cela
Toi, tu es venue
Et pour la seconde fois
Tu m'as donné la vie.
Tu m'as donné la vie.
à ma mère.
par Aber Benniget
publié dans :
le jardin du coeur
UN JARDIN ORDINAIRE et EXTRAORDINAIRE
C'est un jardin à la campagne mais à la fois proche du joli petit bourg de TREGLONOU.
TREGLONOU est situé sur le versant nord de l'Aber Benoît (Aber Benniget, en breton).
Si je me rends chez Maman par la route, un pont me sépare d'elle, le "Pont de Tréglonou".
Mais si je longe ma rive de l'Aber benoît, je pourrai peut-être traverser, à pied, en faisant attention, mais sûrement pas au
"Gué de Beg An Truc", non, bien avant, là où ma chienne traverse à marée basse.
Il est sympa ce nom de gué, ne trouvez-vous pas ! (on retrouve ce même nom du côté d'Audierne).
Mais nous voilà dans le jardin de Maman.
Un "jardin ordinaire" : on y trouve toutes sortes de plantes, des plus communes aux moins connues.Les rhodos et camélias ont la bonne idée de fleurir votre hiver toujours trop long.
Les premières primevères vous réchauffent le coeur car elles vous font savoir que le printemps est pour bientôt.
Les mignonnes pensées vous disent "bonjour" chaque fois que vous passez devant elles.
Les rosiers anciens qui grimpent, qui grimpent et retombent en guirlande pour mieux chatouiller votre nez.
Et les clématites qui décident d'embrasser les pommes des pommiers pour définitivement vous faire croire que le paradis est autour de vous.
Et tant pis, si la passiflore a décidé de tout envahir, l'on pourra la partager et ce sera alors : un" jardin extraordinaire", un jardin d'amour et de partage où l'on reçoit plus que l'on ne donne.
Et, quand, ébloui par trop de beauté et que la tête vous tournera par trop de parfums, alors,
ma mère vous dira :
"Rentrons maintenant prendre un café".
Puis vous partirez les bras chargés de trésors à replanter.
A ma mère.
par Aber Benniget
publié dans :
le jardin du coeur








